Au cœur de Saint-Paul de Vence, sans doute l’un des villages les plus mythiques au monde, l’Hôtel Le Saint Paul demeure une adresse unique et singulière. Élégant, luxueux et profondément ancré dans l’histoire du lieu, l’établissement incarne depuis toujours l’art intime de recevoir à la française. Seul hôtel niché à l’intérieur même des remparts du célèbre village, il poursuit aujourd’hui une remarquable métamorphose : nouvelles chambres et suites, nouveau spa et nouvelle signature culinaire avec l’arrivée du talentueux chef Pietro Ingrande, l’adresse conjugue avec subtilité le charme de son héritage à une vision résolument contemporaine du luxe, où authenticité, raffinement et excellence gastronomique dialoguent avec évidence.

Un Maître de maison de l’art de recevoir
À la tête de cette adresse iconique, Sébastien Grosse orchestre chaque détail avec une passion et une exigence rares. Véritable maître de maison, il cultive un sens de l’accueil devenu sa signature. Ici, les visiteurs ne sont pas considérés comme de simples clients, mais comme des invités, des amis. Toujours présent, il aime saluer chacun dès son arrivée, échanger quelques mots au petit-déjeuner, partager une attention particulière ou accompagner ses hôtes jusqu’à leur voiture, avec cette élégance naturelle que l’on retrouve dans les plus grandes demeures privées. Son incroyable mémoire des visages et des prénoms participe à cette atmosphère chaleureuse qui fait toute la différence.

L’histoire du Saint Paul est, elle aussi, exceptionnelle. Cette ancienne maison de maître, édifiée en 1511, soit près de trente ans avant la construction des célèbres remparts du village en 1540, figure parmi les plus anciennes bâtisses de Saint-Paul de Vence. Ses pierres semblent encore raconter cinq siècles d’histoire, offrant à l’établissement une âme unique et un caractère incomparable.

Membre de Relais & Châteaux depuis plus de trente ans, l’hôtel a rejoint Origyn Collection en 2021. Depuis, chaque saison apporte son lot d’évolutions et d’embellissements : création d’un nouveau et vaste bar en lien direct avec le restaurant et l’aménagement d’un accès repensé vers la terrasse, ouverture d’une superbe cave à vin voûtée dédiée aux dégustations, aux dîners privés et aux moments de partage, sans oublier la rénovation régulière des chambres et suites.

Cette année marque une nouvelle étape avec l’acquisition d’une élégante bâtisse attenante. Elle accueille quatre nouvelles chambres d’exception, dont une magnifique suite duplex offrant une vue imprenable sur la mer et la campagne saint-pauloise, prolongée par une terrasse préservée. La décoration mêle avec justesse raffinement contemporain, matériaux nobles et élégance classique, créant un univers intemporel d’un charme absolu. Au rez-de-chaussée de cette nouvelle demeure, un spa entièrement dédié au bien-être et à la relaxation vient compléter l’expérience.







Côté gastronomie, l’arrivée du chef Pietro Ingrande, au parcours prestigieux, et du chef pâtissier Pierre-Jean François ouvre un nouveau chapitre culinaire. Leur vision moderne, précise et profondément ancrée dans le terroir porte l’offre gastronomique vers de nouveaux sommets.
Le Saint Paul vit aujourd’hui une véritable renaissance, une évolution ambitieuse mais respectueuse de son ADN, qui laisse entrevoir de futurs développements : de nouvelles chambres dans d’autres bâtiments, peut-être un jardin, voire un espace aquatique. Une ambition qui évoque l’esprit de ces adresses iconiques et racées que sont La Chèvre d’Or ou Crillon Le Brave.
Une manière d’entrer progressivement dans la dimension d’un palace répondant aux exigences d’aujourd’hui, tout en préservant ce qui fait sa force depuis toujours : son âme, son intimité et cette élégance rare qui le rendent tout simplement inimitable.

Un chef au parcours international d’excellence
Pietro Ingrande, italien de naissance, a construit un parcours remarquable au sein de quelques-unes des plus prestigieuses maisons étoilées d’Italie, de France et d’Angleterre. Sa carrière débute en 2007 au sein du mythique Trussardi alla Scala** à Milan, alors doublement étoilé Michelin, où il acquiert les fondations d’une cuisine d’excellence. En 2008, il rejoint le Park Hyatt Milan*, une étoile Michelin, en tant que chef de partie, un poste qu’il occupera durant deux années. L’appel de l’international le conduit ensuite en Angleterre, au légendaire Waterside Inn*** de Bray, où il travaille pendant deux ans aux côtés d’Alain Roux. Héritier de la célèbre dynastie des frères Roux, figure fondatrice de la haute gastronomie française outre-Manche, Alain Roux lui transmet cette quête permanente de précision, d’élégance et de rigueur qui caractérise les plus grandes tables. Pietro Ingrande poursuit ensuite son parcours sur la Côte d’Azur : il rejoint la prestigieuse Palme d’Or** de l’Hôtel Martinez à Cannes auprès du chef Christian Sinicropi, avant d’occuper durant trois années le poste de sous-chef au Château de la Bégude. En mars 2019, il devient sous-chef du restaurant Les Pêcheurs*, au Cap d’Antibes Beach Hotel, aux côtés du chef exécutif Nicolas Rondelli, une aventure qui se prolongera pendant près de sept années.

Ce parcours exceptionnel, nourri au contact de chefs étoilés aux univers et signatures très différents, lui a permis de développer une technique irréprochable, une créativité maîtrisée et un sens aigu du goût. Particulièrement sensible à la qualité du produit, il a également acquis une expertise remarquable dans le travail du poisson, des cuissons précises et de l’art délicat des sauces, qui constituent aujourd’hui l’un des fils conducteurs de sa cuisine. Arrivé depuis le mois de mars à l‘Hôtel Le Saint Paul en tant que chef exécutif, Pietro Ingrande insuffle aujourd’hui à la table Le Saint Paul une véritable identité gastronomique, portée par une technique ciselée, délicate et précise, doublée d’une sensibilité contemporaine affirmée. Ses assiettes célèbrent la Riviera et ses plus beaux produits, sublimés par des associations justes et instinctives, dans un équilibre constant entre précision et émotion.
Un dîner à La Table du Saint-Paul
Dès les beaux jours, les dîners prennent place sur une terrasse confidentielle, presque secrète, nichée au cœur du village et délicatement lovée contre les majestueux remparts de Saint-Paul de Vence. Les parasols rouges rythment l’espace de leur touche flamboyante, créant un contraste saisissant avec la pierre blonde et le lierre au vert intense qui grimpe avec ferveur sur les façades cinq fois centenaires. L’ensemble compose une palette de couleurs envoûtante, évoquant l’atmosphère romantique d’un château médiéval baigné par la douceur provençale. Au fil du regard, des œuvres d’art apparaissent ici et là, discrètement disséminées dans le décor. Elles se découvrent progressivement, transformant le dîner en un véritable jeu d’observation et d’émerveillement. Car Saint-Paul de Vence n’est pas un village comme les autres, depuis des décennies, il attire peintres, sculpteurs, écrivains et créateurs du monde entier, faisant de ses ruelles un musée à ciel ouvert où l’art dialogue naturellement avec l’histoire et la beauté des lieux.





Fidèle à une philosophie privilégiant la fraîcheur, la saisonnalité et l’excellence du produit, la carte fait le choix assumé de la concision (quatre entrées, cinq plats et trois desserts). Une sélection volontairement resserrée qui permet au chef de concentrer toute son attention sur chaque assiette, d’exprimer avec précision sa vision culinaire et de mieux célébrer le plaisir des sens. Le chef propose également deux menus dégustations, le Menu des Artistes est une découverte entre terre et mer et le Menu du Jardin est la découverte végétarienne.

Tout commence par des canapés à la fois gourmands et incisifs pour débuter le repas, comme le Cake au sarrasin, guanciale poivré et pickles d’oignons rouges, les Radis au beurre fumé d’olivier, saupoudrés de furikake (algues nori, sésame noir et bonite séchée), sans oublier le Beignet au parmesan, yuzu et paprika fumé. Ils accompagnent avec pertinence les cocktails signatures, parfaitement shakés, aux saveurs balancées entre onctuosité et fraîcheur végétale, avec le Monet (vodka, citron vert, basilic, sirop de jasmin, blanc d’œuf), ou entre acidité et texture soyeuse avec le Wells (whisky, agrumes, verveine, sirop de kumquat).


Puis arrive, le Pain Soleil de Partage, un pain en forme de soleil dont la texture rappelle celle d’une pompe à l’huile provençale. Il a été créé en hommage au roi Louis XIV et à son célèbre ingénieur et architecte militaire Vauban. La légende raconte qu’un jour, Vauban osa affirmer devant le Roi-Soleil que le soleil de Saint-Paul-de-Vence était le plus beau de toute la Provence. Ce pain, légèrement parfumé au safran, se déguste avec une huile d’olive de la maison Rémy Rouche, à Saint-Blaise, dans l’arrière-pays niçois. Sa fine croute et sa douce mie se trempent avec harmonie dans l’huile et évoque ainsi les saveurs de la rouille.

En pré-entré, l’Asperge verte cuite au bbq japonais, mayonnaise à l’estragon, sauce au citron de Menton, praliné de pistaches se croque de plusieurs façons : d’abord d’elle même, pour apprécier sa cuisson au barbecue japonais qui concentre sa douceur végétale tout en lui apportant une délicate note fumée. Puis avec le praliné de pistaches, dont la gourmandise saline vient titiller de sa verve et révéler une profondeur inattendue. Enfin, la mayonnaise à l’estragon apporte une fraîcheur anisée, tandis que la sauce au citron de Menton éclaire l’ensemble d’une vivacité subtile et d’une tension acidulée juste.

Pour accompagner le repas, une sélection de trois pains est proposée : un pain feuilleté, léger et délicatement croustillant, un pain multi-céréales, aux notes de noisette et à la mie généreuse, ainsi qu’une fougasse, emblématique de la Provence. Trois personnalités, trois textures, pensées pour accompagner chaque assiette et révéler les saveurs du menu au fil de la dégustation.

La Lisette de Méditerranée, à La Flamme, Jus d’Arrêtes à l’Escabêche : ce petit maquereau, à la chair délicatement iodée et légèrement sucrée, s’intensifie de la flamme du barbecue tout en gardant sa finesse et sa texture grasse et typique. Le jus d’arêtes travaillé comme une escabèche, cette marinade méditerranéenne, évoque immédiatement les souvenirs d’enfance mais dans une interprétation ciselée et contemporaine, plus délicate et concentrée. Les carottes parfumées au gingembre apportent une touche de douceur épicée, tandis que les pickles de légumes insufflent une vivacité acidulée qui équilibre l’ensemble. Un plat plaisant qui se répond du goût brûlé du barbecue et de la fraîcheur des sauces et jus.

L’Oeuf Bio, jaune d’Oeuf Fumé, Ail Noir et Calamansi, Broccoletti : ici, l’œuf se réinvente et se restructure dans une composition subtile et délicate. Le blanc, travaillé dans une texture aérienne, accueille et enveloppe en son coeur un jaune coulant fumé au bois d’olivier. Sa rondeur et sa richesse est réveillée par la balance sucrée du balsamique et de l’ail noir. Le calamansi se livre de son acidité entre tension et fraîcheur. Autour de lui, le quinoa en crispy, les pousses de broccoletti et la sauce au brocoli prolongent en longueur cette partition végétale avec justesse. S’il fallait formuler une seule envie, ce serait un assaisonnement légèrement plus affirmé sur le jaune d’œuf. Une pointe supplémentaire de sel ou d’épices permettrait de libérer pleinement la gourmandise de son gras, si addictif, et de porter cette entrée à un niveau encore supérieur. Un détail qui ferait toute la différence, tant le reste de l’assiette est déjà remarquablement en place et d’une savoureuse cohérence.


La Tomate Ananas, Brulée à la Flamme, Lacquée au Miel, Verveine, Burrata : la tomate vibre et s’exprime dans cette entrée avec un remarquable jeu de textures et de températures. Brûlée à la flamme, elle développe de délicates notes caramélisées avant d’être subtilement laquée au miel, elle se prolonge dans un sorbet de tomate parfumé à la verveine d’une fraîcheur éclatante, tandis qu’un espuma de mozzarella di bufala apporte une onctuosité, une suavité aérienne à point nommé. Tel un liant, un pertinent fil conducteur, l’eau de tomate, se fait élixir limpide et cristallin à peine troublé de quelques goutes d’huile de verveine qui viennent cadencer avec excellence la dégustation entre subtilité et vivacité.

Rouget de Nos Côtes Poivrons, Pois Chiches et Espuma Criste Marine : ce rouget bien de chez nous est cuit avec une grande précision, sa chair ultra nacrée conserve toute sa richesse iodée, sublimée par sa peau en délicate croustille. L’espuma de criste marine, le fenouil du bord de mer, vient renforcer avec ingéniosité de sa finesse végétale saline. Autour du poisson, le pois chiche se décline de textures et de vie : fondant lorsqu’il est confit, légèrement croquant en chips et en houmous (un peu trop aséché), il offre un contraste gourmand répondant à l’intense douceur des poivrons qui viennent ajuster de leur sapidité. Une assiette élégante, précise et résolument méditerranéenne, qui met en valeur le produit sans artifice et laisse pleinement s’exprimer la force fine du rouget.

Le Retour de Pêche, Raviole de Moules, Haricots Verts, Beurre Blanc à la Feuille de Figuier : ce soir-là, la prise du jour fut une daurade royale, cuite avec précision, gardant sa fermeté, son fondant et son soyeux. La pointe vive de moutarde vient souligner sa personnalité en équilibre sans jamais prendre le pas en excès. Cette daurade s’enveloppe en grandeur d’un formidable beurre blanc infusé à la feuille de figuier et instillé de son huile qui délivre instantanément une gourmandise et une suavité absolue. La véritable surprise de l’assiette réside dans cette fine raviole qui dévoile une exaltante moule qui éclate d’iode en bouche et s’offre entièrement de sa généreuse mâche : une bouchée qui marque assurément les esprits et les papilles avec intensité. Le gel de citron, par savantes touches successives, vient réveiller l’ensemble de son acidulé, apportant une sensation presque pétillante qui dynamise la dégustation. Le quinoa soufflé distille une croustillance céréalière bienvenue, tandis que les haricots verts apportent fraîcheur et relief jardinier. Une composition multidimensionnelle, raffinée et profondément méditerranéenne tout en nuance.

La Selle d’Agneau de Sisteron, Févettes, Menthe, Pecorino et Sauce Paloise : ce bel agneau, au pédigrée provençal, est rôtie dans sa belle précision et d’une tendreté enjouée. À ses côtés, l’incroyable tartelette d’épaule d’agneau confite attise tous les curseurs des plaisirs gourmands, entre le croustillant de la pâte, le moelleux réconfortant de l’effiloché d’agneau et le fondant lacté-salin du pecorino. Les févettes sont la claque végétale et la sauce paloise, cette béarnaise souple à la menthe, s’exprime pleinement de sa verve fraîche et mentholée qui fait du bien. Cette menthe se retrouve en plusieurs structures : en poudre, en huile et en un délicat gel arrondit de balsamic blanc. Cette triplette vient signer une complexité aromatique et moderniste de ce plat qui est non sans rappeler le britannique lamb with mint, mais dans une version affutée.

Le Filet de Veau, Concombre, Yaourt Grec, Aneth et Jus Parfumé aux Anchois : ce plat allie la finesse et la délicatesse de la chair du veau, cuit rosé au cordeau, à la fraîcheur lactée d’un tzatziki subtilement réinterprété. Le concombre est ici dans toute sa valeur et décliné en plusieurs expressions : en tagliatelles, en pickles, en fleurs, tandis qu’une gelée de yaourt grec apporte cette sensation de fraîcheur délicate si typique de l’hélléniste tzatziki. L’échalote confite et le jus de veau infusé aux anchois sont là pour déclencher le plaisir instantané avec cette profondeur marine et saline. Un très joli moment de plaisir, à la fois délicat, frais, précis et généreux.

Le Fromage Affiné Sélection de Nos Producteurs de la Région attise toutes les envies de sa franchise et authenticité à l’affinage bien placé.


Les desserts, signés du Dignois Pierre-Jean François, séduisent par leur richesse aromatique, leurs jeux de textures et leur gourmandise assumée.
Pourtant, derrière cette générosité se cache une approche singulière : le chef pâtissier travaille aujourd’hui une grande partie de ses créations sans gluten. Non par effet de mode, mais par nécessité intime, car il sait mieux que quiconque ce qu’est une véritable allergie.
Sa philosophie se résume dans cette phrase qu’il aime partager et qui lui ressemble parfaitement : « La pâtisserie et l’amour, c’est pareil : une question de fraîcheur et que tous les ingrédients, même les plus amers, tournent au délice. »
Son parcours est aussi atypique qu’inspirant : alors qu’il prépare un CAP pâtissier, complété d’une mention en chocolaterie-confiserie, de violentes douleurs et des malaises récurrents viennent perturber son apprentissage. Le diagnostic tombe : une sévère allergie au gluten, il comprend alors pourquoi chaque dégustation durant sa formation était suivie d’inconforts et de souffrances. Le rêve semble s’effondrer.
Contraint d’abandonner la voie qu’il avait choisie, il se tourne vers le design automobile, mais la passion demeure intacte. Durant son temps libre, il continue à pâtisser pour sa famille et ses proches. Encouragé par son entourage et guidé par ses sens, il revient progressivement vers ses premières amours, il apprend alors à réinventer son métier et découvrir de nouvelles techniques et tendances : exit la farine de blé, place aux farines d’amande, de riz, de châtaigne ou encore de sarrasin. Une vie de pâtisserie s’ouvre à nouveau pour lui. De créations en créations, le bouche-à-oreille grandit, son cercle familial devient cercle d’amis, puis clientèle. Les réseaux sociaux locaux amplifient le phénomène. Il lance alors son activité de chef pâtissier à domicile pour des événements et commandes spéciales. Puis vient la consécration entrepreneuriale : la victoire à un concours qui lui permet d’ouvrir sa propre boutique, Créations Gourmandes, à Oraison, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Curieux de nature, passionné de voyages et de cultures culinaires, il nourrit également son inspiration au gré de ses découvertes en Australie et en Asie, notamment en Chine. Fruits exotiques, nouvelles textures, associations inédites : chaque destination enrichit son univers et affine sa sensibilité.

Aujourd’hui, Pierre-Jean François écrit une nouvelle page de son histoire au sein du Saint Paul. Premier poste de chef pâtissier de sa carrière, qui plus est en restauration gastronomique, il déploie avec vérité son talent à travers l’ensemble de l’offre sucrée de la maison : desserts à l’assiette, créations du petit-déjeuner, pâtisseries individuelles du bistrot ou douceurs servies à l’heure du thé. Sa force réside dans ce sens inné du produit qu’il aime décliner sous de multiples textures, et dans sa capacité à construire des desserts d’une grande lisibilité, où chaque saveur trouve naturellement sa juste place. Des créations qui conjuguent équilibre et émotion, gourmandise et précision, avec une générosité qui ne verse jamais dans la lourdeur.
Le Chocolat noir 70 %, grué de cacao, noisette du Piémont, fleur de sel et vinaigre balsamique en est une parfaite illustration. Le chocolat s’y exprime dans toute sa profondeur à travers un biscuit à la noisette du Piémont, un crémeux intense, de fins pétales de chocolat noir, un sorbet d’une grande pureté et une sauce au chocolat noir enrichie de vinaigre balsamique vieilli. La fleur de sel vient souligner la concentration aromatique du cacao, tandis que le vinaigre balsamique apporte une tension acidulée qui allonge les saveurs et révèle toute la complexité du chocolat.

La Fraise de Carros Fraises Fraîches et Confites, Voile au Poivre de Timut et Basilic : ce dessert est une totale célébration de ce fruit estival. Le chef pâtissier décline cette fraise ultra locale sur différentes expressions : fraîche, confite, en jus, en poudre… elle se cache sous un voile au poivre de Timut à la blancheur opaque qui diffuse une aromatique et une rythmique poivrée à l’instance pamplemousse. Un joli contraste bien balancé qui a du répondant.

La Vanille de La Réunion, crémeux, gavotte et riz au lait : à nouveau nous plongeons dans une histoire de dimension, de textures et de profondeur, où le visuel se fait poétique d’une fleur de vanille. Le riz au lait, d’une grande onctuosité, s’entoure d’une fine spirale de gavotte qui lui apporte la croustillance bien placée et le crémeux à la vanille de La Réunion joue pleinement de sa gourmandise, tandis que le sorbet à la vanille vient apporter la fraîcheur qui fait du bien et allège l’ensemble pour la raison.

Pour les mignardises, elles semblent pousser d’une terre fertile de douceurs tels des fleurs, on savoure une délicate tartelette à la lavande, un fondant au chocolat blanc et au citron et une ludique sucette au chocolat noir et praliné.

Le service, orchestré par Vincent Bernier épaulé de Julie, la Maître d’Hôtel, séduit par la délicatesse de ses gestes, son attention constante et ce sens du plaisir de recevoir. D’une grande sincérité, l’équipe fait preuve d’un professionnalisme discret, efficace et chaleureux, sans jamais tomber dans l’excès. L’expérience devient alors une véritable parenthèse suspendue.


La carte des vins, pensée et construite par Nadya Cocq, témoigne d’un véritable travail de sélection, avec des étiquettes soigneusement choisies. La Bourgogne y occupe une place importante, un parti pris qui séduira sans aucun doute une clientèle internationale particulièrement sensible aux grands terroirs de cette région. Une sélection cohérente, mêlant références reconnues et belles découvertes, en accord avec le niveau de la table.






Quant à la terrasse, elle possède un charme rare : certes, elle n’offre pas une vue spectaculaire sur l’horizon, mais elle propose bien davantage, une immersion au cœur même de Saint-Paul-de-Vence. Ici, ce sont les pierres chargées d’histoire, les façades séculaires, les ateliers d’artistes et l’âme du village qui composent le décor. Chaque repas devient une promenade immobile dans l’un des plus beaux villages de Provence, où l’art et le patrimoine dialoguent avec la gastronomie.


Carte – Entrées 28 à 36€ – Plats 38 à 46€ – Desserts 22 à 26€ – Menu des Artistes 125€ – Menu du Jardin 110€
Cette terrasse se vit tout au long de la journée, du petit-déjeuner au dîner. Les déjeuners se transforment en un véritable instant de convivialité et de plaisirs simples, infiniment raffinés et surtout très savoureux, à des tarifs ajustés. Loin de certaines tables voisines, parfois trop tournées vers un tourisme de passage, l’atmosphère conserve ici une authenticité précieuse, faite de sérénité, d’élégance discrète et de douceur de vivre. L’assiette se fait plus décontractée et solaire avec cette exigence des beaux produits. Les influences provençales s’y expriment pleinement à travers une généreuse planche à partager réunissant pissaladière, panisse, trouchia et beignets de fleurs de courgette à la ricotta et à la sauge. Les amateurs de saveurs marines se laisseront séduire par la poêlée de calamars au saté ou par la pêche du jour simplement saisie à la plancha accompagnée d’une sauce vierge. Impossible également de ne pas retrouver les racines italiennes du chef Pietro Ingrande qui s’expriment avec naturel à travers une irrésistible pinsa à la truffe ou encore des tagliatelles fraîches aux tomates, citron vert et gambas déclinées, selon les arrivages, dans une version plus luxueuse au homard. Tout est là et justement là.



Avec cette nouvelle impulsion portée par le chef Pietro Ingrande et le chef pâtissier Pierre-Jean François, La Table du Saint-Paul s’impose désormais comme bien davantage que le restaurant d’un hôtel de charme. Au dîner, l’adresse affirme une véritable ambition gastronomique et devient désormais l’une des tables les plus séduisantes de la Côte d’Azur. Une destination à part entière où l’on vient autant pour la cuisine que pour la magie du lieu, avec cette irrésistible envie d’y revenir au fil des saisons pour découvrir les nouvelles inspirations du chef. Par la singularité de son cadre, l’élégance de son accueil et la qualité de sa proposition culinaire, La Table du Saint-Paul participe aujourd’hui pleinement au rayonnement gastronomique de Saint-Paul-de-Vence, l’un des plus beaux villages d’art et d’histoire de la Méditerranée où le soleil est le plus beau de Provence.

Que vous veniez pour un dîner gastronomique, un déjeuner en famille ou entre amis, ou pour une escapade romantique de quelques jours, l‘Hôtel Le Saint Paul s’impose comme une adresse singulière et racée, où chaque instant célèbre l’art de vivre provençal. Entre sérénité, luxe discret, patrimoine, histoire et belle gastronomie, tout est réuni pour vous offrir une expérience où le plaisir des sens est au cœur de chaque attention. Ici, le charme intemporel de Saint-Paul-de-Vence se conjugue à une hospitalité sincère, dans une atmosphère élégante et apaisée. Vous y serez accueillis comme il se doit par Sébastien et ses équipes, avec cette générosité, cette disponibilité et ce professionnalisme qui font les grandes maisons. Une attention de chaque instant qui transforme un simple séjour ou un repas en un véritable moment de partage, une adresse qui incarne avec justesse l’esprit de la Riviera : raffinée, sans ostentation, authentique et profondément inspirante. De celles que l’on quitte avec l’envie d’y revenir, tant pour la qualité de la table que pour la chaleur de son accueil.

86, rue Grande
06570 Saint-Paul-de-Vence


