Anahi, situé au cœur battant de Monaco, est la dernière signature du brillantissime restaurateur monégasque et développeur de concepts gourmands à travers le monde (présent dans 25 pays), Riccardo Giraudi, et de son excellent chef exécutif Thierry Paludetto. Anahi célèbre la vie et l’âme argentine dans toute sa valeur, entre viandes d’exception grillées et infusées au feu de bois selon la tradition de l’Asado, savoureuse street food, cocktails et vins chaleureux, le tout dans une ambiance enjouée et surtout terriblement latine !

Tout commence à Paris dans les années 80 lorsque Carmina Lebrero et sa sœur transforment une ancienne boucherie classée du Marais en un lieu à l’atmosphère singulière et hors du temps. Entièrement éclairé à la bougie, cette adresse devient très vite le repaire des fêtards exigeants et gourmands. Entre tango et disco, tapas, cocktails parfaitement shakés et envoûtants empanadas, le « Tout-Paris » modeux et intellectuel, au chic délicieusement décadent, s’y presse dès les premiers instants pour vivre Buenos Aires à Paris. Riccardo tombe éperdument amoureux de ce cadre incroyable : « J’ai écumé beaucoup de tables à travers le monde, de New York à Tokyo, en passant par Londres, mais je n’y ai jamais passé de soirées comme ici. »

En 2017, il reprend cette adresse qui commence à s’essouffler dans un Paris qui n’est plus autant une fête. Il lui insuffle un nouvel élan, dans le respect, en confiant son renouveau au duo d’architectes Humbert & Poyet qui garde toute la fibre de ce plafond en verre peint et de ces faïences d’époque, si typiques des beaux commerces de bouche parisiens. Puis, une rencontre avec le chef multi-étoilé Mauro Colagreco va changer et asseoir la perspective culinaire d’Anahi. Riccardo et Carmina lui proposent de signer la carte. Évidence totale pour le chef italo-argentin qui y met les souvenirs et traditions de son enfance avec cette touche et précision gastronomique d’un grand chef. Carmina, quant à elle, reste la charismatique maîtresse de maison à l’accueil légendaire, et Paris a ainsi retrouvé le sens de la fête aux accents latinos. Anahi Paris, s’est classé 34ème dans la prestigieuse sélection 2025 des World’s 101 Best Steak Restaurants.

Ouvert depuis juin dernier dans le très gourmand quartier du Portier, Anahi Monaco perpétue cet esprit si cher à Riccardo. La carte, ici sous la houlette de Thierry Paludetto, le chef exécutif du groupe Giraudi, et du chef sur place Gonzalo Diaz Lara, s’inspire naturellement des délices argentins mais également sud-américains, dans une version à la fois raffinée, sophistiquée et très gourmande. Les pièces emblématiques de viande, comme la Picanha, le Solomillo ou l’Ojo de Bife Ancho, viennent assurément de la belle sélection Giraudi et se font spectacle de leur cuisson à la chaleur de la braise des charbons ardents.



La décoration, signée par l’architecte niçois Cédric Capron, est à la fois contemporaine, feutrée et nostalgique de l’univers bistrotier, cadencée de chic et de glamour. Les banquettes rouges au confort velours contrastent avec les nappes à la blancheur classique, entrecoupées de belle porcelaine au liseré or et logotées Anahi. Les coussins aux imprimés graphiques rythment les assises, tels des ceintures de gauchos gambadant dans l’inégalable pampa avec leur fougueuse monture. La cuisine ouverte, tout en longueur, permet de vivre les fourneaux et les jeux de cuisson en précision, au plus près ou au plus loin des flammes.





Du côté des cocktails, Colin Field, icône de la mixologie et chef barman du légendaire Bar Hemingway au Ritz Paris pendant plus de vingt-cinq ans et plusieurs fois élu meilleur barman du monde, signe pour Anahi une série de cocktails d’auteur. Il s’est inspiré des classiques et des saveurs emblématiques de toute l’Amérique du Sud, comme le Fernandito (le cocktail préféré de la jeunesse d’Argentine) — Fernet Branca, Coca-Cola — ou le Maté Picchu (hommage au maté, boisson traditionnelle) — Cap Gin, liqueur d’abricot, infusion de maté, menthe fraîche… Pour commencer, on ne résiste pas aux incroyables Mini-mini Churros, archi crousti-crémeux, surmontés de Caviar. Voilà une bouchée ludique en perfection.



Les Empanadas de Carne Cortada : ces emblématiques petits chaussons, d’une fine pâte finement bullée par la friture, offrent une croustillance vive qui titille l’envie au plus haut point. À la découpe, le cœur, jusqu’alors caché, s’exprime et s’épanche d’une insolente gourmandise : du filet de bœuf imprégné de sa suave sauce et épaulé de ses légumes cuits au charbon. La dégustation se fait presque fébrile, avec cette sensation d’addiction absolue. Alors, l’envie de commander ceux al Jamón y Queso se fait pressante, avec un désir fou de regarder ce fromage qui fuit sa matrice telle une lave de délices. Le foodporn est bien ici !

Le génial Tartare de jambon ibérique, câpres & sauce tartare attire toutes les attentions des papilles. La découpe garde de la mâche et se fond en bouche avec la sauce tartare et les câpres en fine croque saline. Tout est en place pour donner envie d’y retourner à coups de cuillère à l’infini.

La Criolla Atún, bien qu’une entrée marine, voit ce thon finement mariné prendre des airs et des saveurs viandards grâce à son condiment créole, concentré de concassé de tomates relevé de la chaleur du paprika. C’est à la fois léger et justement pertinent.

Pour les platos fuertes, les plats principaux, la viande est bien sûr au centre du sujet : entre les Picanhas Signatures (Black Angus, Wagyu, Wagyu Kagoshima A5), les traditionnelles découpes comme la Lágrima de ternera (onglet), l’Entraña (hampe) ou encore le Solomillo de pastura (filet mignon), sans oublier les belles pièces à partager comme la Bavette de Wagyu Kagoshima, la Côte de bœuf Angus ou le Tomahawk de Wagyu.


La Picanha Angus est d’une cuisson juste et croûtée, au goût légèrement fumé du charbon. La chair dense, obtenue par la nourriture spécifique des bêtes, permet d’avoir une viande tendue, peu juteuse mais moelleuse.


Les salsas caseras viennent nourrir à loisir chaque morceau : la Chimichurri délivre sa valeur herbacée et pimpante, la Cebolla réconforte de sa douceur compotée de l’oignon et la Pico de Gallo vient titiller avec force et passion du trio tomate, oignon, piment. Toutes trois rythment en cadence la dégustation.


En accompagnement, on virevolte entre les Patatas bravas en double texture et les doux Pimientos del padrón. Pour ceux qui auraient oublié que l’Argentine voue une passion pour le bœuf, les alternatives font très belle figure et donnent envie d’y succomber : comme le Riz aux gambas cuit et croûté sur la braise, le Coquelet rôti au barbecue, herbes fraîches & ají amarillo, ou encore la Daurade en portefeuille cuite au barbecue.

Et pour finir, que dire de l’indécent et terriblement sensuel Helado de Palomitas, glace fleur de lait Bourbon et popcorn caramélisé, ou de la déjà très plébiscitée Tarta de Queso, cheesecake crémeux au dulce de leche & caramel coulant.

La carte des vins, conçue pour une clientèle internationale, joue principalement dans la cour des grands du côté des vins français, tout en proposant une fine sélection des régions d’Argentine.


Le service a cette signature Giraudi : professionnel et efficace, il sait s’adapter à tous types de clients.
Au déjeuner, les formules se font douces et permettent de découvrir les lieux dans une première approche à tarifs ajustés. Le soir, l’ambiance se fait bipolaire : en début de service, elle est chic et calme au son des playlists Giraudi glam, et plus tard, elle devient festive, solaire et envoûtante.
Anahi Monaco entre feu, gourmandise et musique, là où la passion latine a trouvé son écrin.
Carte – Entrées 8 à 45€ – Plats 28 à 490€ – Desserts 12 à 30€
Menu del Almuerzo – Formule déjeuner (un verre de vin rouge, rosé ou blanc inclus) – Entrée au choix et Plat au choix de 29 à 36€
Ouvert tous les jours pour le dîner de 19h30 à 23h00, et du lundi au vendredi pour le déjeuner de 12h00 à 14h30.
Anahi Monaco
11 Rue du Portier
98000 Monaco
Tel : +377 97 77 09 79


